Mazda SKYACTIV et i-ACTIV : une activité hivernale au sommet

Mazda SKYACTIV et i-ACTIV : une activité hivernale au sommet

Avec l’hiver québécois tardif et les accumulations de neige quelque peu timides que nous avons connues, il faisait bon de pouvoir mettre à l’épreuve un système à traction intégrale dans des conditions appropriées pour ce principe mécanique.

C’est dans la petite ville de Crested Butte au Colorado, à quelque 10 000 pieds au-dessus du niveau de la mer, que des journalistes provenant du Canada, des États-Unis et même de l’Australie se sont réunis pour tester les nouveaux CX-3 et CX-5 de Mazda équipés non seulement de la traction intégrale i-ACTIV, mais également de la technologie SKYACTIV, qui vise à rendre ses voitures plus efficaces, plus puissantes, plus légères et moins polluantes.

Une piste a été aménagée à cet effet, piste également utilisée par le constructeur Aston Martin, et les exercices se sont déroulés en pleine tempête hivernale qui a laissé quelques dizaines de centimètres de précipitations sur la région.

La technologie SKYACTIV

Depuis 2012 chez Mazda, la technologie SKYACTIV est une véritable philosophie. Au cœur de tous les cobayes mis à l’épreuve durant cet événement se trouvait le résultat de celle-ci. Presque toutes les facettes de l’automobile y adhèrent; le moteur, la transmission et même le châssis et la carrosserie.

Par exemple, le taux de compression dans les moteurs SKYACTIV est élevé (13 :1), les pistons sont bombés et les bielles et le vilebrequin sont conçus pour réduire la friction dans le moteur. À la sortie de la culasse se trouve un collecteur 4-2-1 qui permet aux gaz de sortir en parfaite harmonie et sans interférence.

La technologie i-ACTIV

Toute l’efficacité et les prouesses d’ingénierie de Mazda doivent être canalisées vers la chaussée. Et toujours dans l’optique de l’efficacité, le constructeur a introduit, en 2013, la technologie i-ACTIV AWD qui est, selon le constructeur, un système à traction intégrale supérieur à tout ce qui se trouve sur le marché.

En gros, ce système dispose d’un cerveau et de capteurs qui lui permettent de faire 200 prises de données à la seconde. Les 27 capteurs, situés dans tous les départements du véhicule, permettent au système i-ACTIV AWD de canaliser le couple de manière optimale selon une situation donnée.

Par exemple, si le cerveau apprend que les essuie-glaces sont en marche, que la vitesse du véhicule est élevée et que la température est sous le point de congélation, celui-ci distribuera le couple en conséquence pour assurer la performance optimale de la voiture dans ces conditions.

L’épreuve

Revenons à l’événement. Le parcours aménagé comportait trois modules qui visaient à démontrer l’efficacité du système i-ACTIV lors de conditions hivernales difficiles. Premièrement, des petits Mazda CX-3 chaussés de pneus toutes saisons Yokohama et d’autres CX-3 chaussés de pneus d’hiver Blizzak WS80 étaient comparés sur un parcours sinueux et raboteux. Dans les deux cas, le système i-ACTIV a pris le dessus avec brio.

Mais après avoir testé la CX-3 chaussée de pneus toutes saisons, on peut affirmer que l’interdiction de ces pneumatiques au Québec est judicieuse; même si un bon coup de volant pouvait redresser la voiture, les distances de freinage étaient atroces!

Par la suite, les candidats s’élançaient sur un parcours de slalom au volant de Mazda CX-5, mais deux véhicules compétiteurs étaient également présents, soit le CR-V de Honda et le Forester de Subaru. Le CR-V nous a tous donné du fil à retordre, mais le Forester a pu accomplir le parcours haut la main, idem pour le CX-5.

Mais le point marquant de cet exercice fut sans contredit la manière dont le CX-5 se comportait à haute vitesse. Une fois le Forester bien engagé dans le slalom, le système d’antipatinage intervenait régulièrement ce qui provoquait un sentiment d’intrusion et d’instabilité. Même si la performance du Forester était bonne au terme du module, le CX-5 semblait avoir beaucoup moins recours à l’antipatinage, signe que le couple était distribué intelligemment.

Finalement, les CX-5 ainsi que les Forester et CR-V ont été soumis à un test de « hill climb », suivi d’un arrêt complet et d’un virage. Le CR-V et le Forester ont eu beaucoup de difficulté à exécuter l’exercice tandis que le CX-5 a relevé le défi avec brio. Cet exercice visait à démontrer que le système i-ACTIV avait pris en compte l’angle de braquage et avait canalisé ses efforts en conséquence.

Au terme de l’événement, nous avons pu affirmer que le système i-ACTIV  performe très bien en conditions hivernales. Même si les rivaux présents étaient tout de même  bien équipés, le système i-ACTIV, en conjonction avec la technologie SKYACTIV, démontre une intelligence de prédiction additionnelle que nous avons pu tester et valider sur piste.

Il faudra surveiller comment ce système complexe vieillira; qu’arrivera-t-il si un capteur fait défaut ou envoie un signal erroné? La réponse est au cœur du cerveau du système et il ne reste qu’à espérer qu’il soit suffisamment intelligent pour compenser pour ces petites défectuosités qui surviennent avec l’âge.