Toujours parmi les favorites

Toujours parmi les favorites

Année après année, la Mazda3 et la Mazda3 Sport demeurent des favorites des automobilistes canadiens. Un succès qui s’explique par une conception originale et soignée.

Les automobilistes canadiens sont friands de camions en tous genres — camionnettes, utilitaires et fourgonnettes. Les chiffres de ventes en témoignent éloquemment, car parmi les 15 véhicules les plus vendus dans notre pays en 2015, cinq seulement étaient des automobiles. Mais parmi celles-ci, on trouve la Mazda3, une favorite de longue date.

Ce haut niveau d’appréciation que lui témoignent les consommateurs canadiens n’est pas nouveau, mais il n’a pas d’écho chez nos voisins du sud. En effet, cette voiture compacte occupe la 13e place au palmarès des ventes au Canada, autos et camions confondus, alors qu’aux États-Unis on la retrouve à la 50e place !

Parions que les Canadiens, qui préfèrent les voitures compactes entre toutes, savent apprécier les qualités dynamiques et la finition soignée de cette Mazda. Une voiture pour laquelle le constructeur propose deux types de carrosseries: la berline classique avec coffre et la berline à hayon. Cette dernière, qui est désignée par l’appellation Mazda3 Sport, est le choix du tiers des acheteurs canadiens de Mazda3.

Par ailleurs, alors que la berline classique est proposée en quatre niveaux de dotation (G, GX, GS et GT), on n’en dénombre que trois pour la berline à hayon. Les Mazda3 Sport GX et GS partagent un quatre-cylindres Skyactiv de 2,0 L qui développe 155 ch, alors que la Mazda3 Sport GT, le modèle dont nous avons fait l’essai, domine la gamme avec son quatre-cylindres de 2,5 L qui développe 184 ch.

Ce moteur à haute compression et injection directe, particularités communes aux deux moteurs, procure au conducteur beaucoup de couple à bas et moyen régime: il dispose de 185 lb-pi dès que le moteur tourne à 3250 tours/ min. Voilà pourquoi cette élégante compacte, qui n’a rien d’une sportive à première vue, peut accélérer de 0 à 100 km/h en tout juste 8 secondes, soit 1 sec et des poussières de mieux que les modèles GX et GS. Naturellement, ce moteur procure des reprises soutenues, ce qui, finalement, justifie le qualificatif sport, dans une certaine mesure du moins.

AGRÉABLE ROUTIÈRE

Il en est de même pour le comportement routier de cette compacte, qui satis­fait l’automobiliste amateur de conduite par une précision et un équilibre peu communs, alors que l’automobiliste moins intéressé par les autos y trouvera une homogénéité rassurante. Ainsi, la servodirection est précise et surtout pas surassistée à haute vites­se. De plus, le freinage, qui est assuré par des disques aux quatre roues (de gros diamètre à l’avant dans le cas de la GT) se module bien, en plus d’avoir beaucoup de mordant. La suspension, enfin, procure un bel équilibre en n’étant ni trop ferme ni trop molle.

Les deux moteurs sont jumelés à une boîte de vitesses manuelle à six rapports, dont le levier se manie avec une précision déconcertante. Une boîte automatique à six rapports figure parmi les options de chacune des trois versions. Il est intéressant, d’ailleurs, de noter que cette boîte automatique permet à la Mazda3 Sport de consommer moins de carburant (de 2 % à 4 % selon le moteur), comparativement à la boîte manuelle. La Mazda3 Sport GT à boîte automatique dont nous avons fait l’essai, par exemple, nous a permis de réaliser une moyenne de consommation très honorable de 7,8 L/100 km. En somme, Mazda démontre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une boîte automatique à variation automatique pour réduire la consommation de carburant d’un véhicule. Une boîte mécanique comme celle de la Mazda3 peut aussi y arriver.

INTÉRIEUR SEYANT

L’intérieur de la Mazda3 Sport est un modèle d’ergonomie et de qualité d’assemblage. Les commandes sont à portée de main, alors que la finition est soignée. D’ailleurs, les matériaux sont d’une qualité qu’on ne s’attend pas à trouver dans une voiture qui se veut abordable.

Les sièges baquets sont moulants à souhait et celui du conducteur s’ajuste aisément pour donner une position de conduite idéale. On regrette, toutefois, d’avoir un champ de vision arrière si limité. De grands rétroviseurs extérieurs (à dégivreur sur les versions GS et GT) et une caméra arrière (désormais de série sur toutes les Mazda3 Sport) pallient en partie ce défaut de design.

Pour les modèles 2016, l’écran multimédia couleur de 7 po, qui trône au sommet du centre du tableau de bord, fait désormais partie de la dotation de série. Des touches tactiles permettent de l’utiliser lorsque la voiture est à l’arrêt, sinon il faut avoir recours à une molette située sur la console centrale. Sa programmation est plus intuitive que celle du système Sync de Ford. De plus, toutes les versions disposent d’une interface Bluetooth rendant possible la téléphonie cellulaire en mode mains libres. Enfin, la version GT dispose d’un afficheur de vitesse «tête haute», un dispositif très pratique.

Les places arrière sont moins spacieuses et conviennent plutôt à de jeunes enfants. Par contre, le coffre, lui, peut en prendre beaucoup! Avec un volume utile qu’il est possible de moduler, de 572 à 1334 L selon l’usage qu’on fait des places arrière, cette petite voiture s’avère très polyvalente. Elle peut servir de petite voiture familiale, avec l’espace nécessaire pour transporter une grosse commande d’épicerie ou de sportive pour un jeune couple en quête d’aventure, qui part avec tout un matériel de camping pour une excursion dans la natu­re. D’ailleurs, avec un coffre aussi volumineux, une fois les dossiers 40/60 de la banquette arrière repliés, je me demande parfois pourquoi tant de consommateurs achètent des utilitaires, qui sont plus chers et plus énergivores?

Par rapport aux deux autres versions, la Mazda3 Sport GT bénéficie d’une dotation plus sophistiquée, surtout si l’on choisit de débourser les 2500 $ exigés pour l’ensemble optionnel Technologie. Ce dernier ajoute divers dispositifs d’aide à la conduite très pratiques, dont un système d’aide au freinage en ville, un système de surveillance d’obstacles dans les angles morts, une alarme de trafic transversal arrière et un système d’avertissement de sortie de voie.

À VOIR AU SALON DE L’AUTO

On peut en apprendre davantage sur la Mazda3 Sport 2016, de même que sur 500 autres véhicules dont 53 nouveautés, en visitant le Salon international de l’auto de Montréal qui est présenté au Palais des congrès de Montréal jusqu’au 24 janvier.

Lorsqu’on demande de nommer les plus grands pays producteurs d’automobiles, les gens répondent généralement la Chine, les États-Unis, le Japon, le Canada, l’Allemagne. Mais il y a un pays qu’on oublie souvent: le Mexique. Et c’est justement de là qu’arrivent désormais les Mazda3 vendues au Canada. Auparavant, elles étaient assemblées à Hofu, au Japon.

Le Mexique occupe actuellement le septième rang sur l’échiquier des producteurs d’automobiles à l’échel­le mondiale. Ce pays produit d’ailleurs plus de véhicules que le Canada depuis 2012. Il est devenu le second exportateur en importance vers les États-Unis. Par ailleurs, en 2014, plus de 267 000 véhicules ont été expédiés du Mexique vers le Cana­da, soit 30 % de plus que l’année précédente.

Pas surprenant, donc, que Mazda ait choisi de faire comme tous les autres grands constructeurs et de construire une usine d’assemblage dans ce pays. Et c’est à Salamanca, dans l’État de Guanajuato (au centre du pays), qu’il l’a fait.

Copropriété de Mazda Motor Corporation et de Sumitomo Corporation, cette usine a démarré ses activités en janvier 2014 avec une capacité production annuelle de 140 000 véhicules. La première Mazda3 qu’on y a assemblée était d’ailleurs destinée aux États-Unis. La capacité de production doit atteindre 230 000 unités d’ici mars 2016, en ajoutant à sa production la nouvelle Mazda 2 (qui n’est pas vendue au Canada) et la berline Toyota Yaris (vendue sous ce nom au Canada et sous le nom Scion iA aux États-Unis).